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sculpter pour créer

main/machine

 

.... ou

pourquoi allier sculpture manuelle et sculpture numérique

oOo

Trois raisons principales m'ont amené à investir ce nouveau champ de création qu'est la sculpture numérique :

a) Mes centres de préoccupations, en sculpture, m'ont toujours porté vers des objets évidés. Et notamment, depuis longtemps j'ai en tête de produire la "réplication de l'ADN" qui est pour moi une sorte de quête de la difficulté (!). Je décris ailleurs mon cheminement pour parvenir à la représenter, mais ce qui est déterminant ici est que mes tentatives au cours des années 2000 pour arriver à la sculpter manuellement ont toutes échoué. Alors que faire ? Mon caractère n'étant pas à renoncer j'ai tout naturellement cherché d'autres techniques de représentation, le cintrage en particulier, avant d'aboutir sur le numérique ...

b) Sculpter manuellement procure une quantité de plaisirs divers (conceptuels, visuels, olfactifs, tactiles, ...) mais dépend .... de la santé de ses poignets, ses mains, ses doigts ! Or, sans vouloir me plaindre de quoi que ce soit, mes doigts commencent à prendre de l'âge et à 60 ans passés n'ont objectivement plus la vigueur et la dextérité des décennies antérieures ! Là encore, que faire ? Il n'est pas question pour moi d'arrêter la sculpture ! Il fallait donc bien que quelquechose me permette, envers et contre tout, le cheminement de l'idée à la matière.

c) Mon passage de la "vie active" à la retraite a vu naître pour mon épouse et moi un mode de vie alternant périodes de vie parisiennes et périodes normandes, là où se trouve mon atelier. Or mon esprit a besoin de concevoir même quand mes mains sont au repos et j'ai découvert à cette époque l'apport possible de la création sur table, en appartement, grâce à la Conception Assistée par Ordinateur (CAO) pour "concrétiser" des idées de forme ... au moins dans un fichier d'ordinateur... à défaut d'un établi avec de la vraie matière.

Ainsi de fil en aiguille, et poussé par ces trois éléments, est née en moi l'idée de me doter d'une chaîne de production numérique complète, dont les trois maillons principaux sont le logiciel de Conception Assistée par Ordinateur (CAO) permettant de créer les pièces 3D sur l'écran, le logiciel de Fabrication Assistée par Ordinateur (FAO) permettant de définir les parcours d'outils des pièces à tailler, et la fraiseuse numérique pilotable par programme, appelée encore Machine-Outil à Commande Numérique (MOCN).

En parallèle, je me suis affilié fin 2012 à l'association Ars-Mathématica. Cette association a été fondé en 1992 pour favoriser la rencontre des arts, des sciences et des techniques et pour promouvoir la sculpture par ordinateur et la recherche en matière d'objets numériques (voir le site www.arsmathematica.org).

Le lecteur notera qu'à l'heure où on parle de plus en plus largement d'"Impression 3D" consistant à construire progressivement un objet couche par couche, par agrégation thermique ou chimique -fabrication dite "additive"-, la machine que j'emploie relève de la démarche complètement opposée. En effet, trop empreint de la sculpture classique, il m'est apparu tout à fait naturel, même en sculptant numériquement, de continuer à enlever de la matière à un bloc brut -fabrication dite "soustractive"- pour voir naître progressivement l'objet pensé, au fil des différents stades de réalisation : dégrossissage, ébauche, affinage, finition. D'où le choix de me doter d'une fraiseuse numérique, travaillant par enlèvement de copeaux tout comme le sculpteur le fait avec sa gouge, pour réaliser, en bois, des sculptures numériques...

 

page créée fin Décembre 2013, dernière mise à jour le 20/05/14

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